Explication sur la crise de l’euro…

La crise de l’euro vous semble être une histoire très compliquée ? Pas de problème, cet article de Christian LEHMANN va vous éclairer :

La crise de l’euro sur lémarchés expliquée aux enfants ou « Moi aussi je peux faire Alain Minc… »

“Tu te demandes pourquoi je te cause de la situation économique ?

Tu te dis… « Eh, faut pas trop qu’il se prenne le chou, le gars… c’est pas parce qu’il est médecin et qu’il a anticipé en hurlant dans le désert depuis des années pendant que Sarko et ses AXA-boys dépecaient la Sécu, c’est pas parce qu’il a décrypté en direct-live l’hallucinant foirage H1N1 pendant que les médias recopiaient les communiqués de presse du staff de Grosselime… qu’il est fondé à soudain s’la péter économiste… parce qu’économiste, c’est un boulot sérieux. T’as qu’à voir Eric Le Boucher ou Daniel Cohen ou Jean-Marc Sylvestre…. Ooops, mauvaise pioche…. Et puis comme commentateur, quelle crédibilité il a, hein ? N’est pas Alain Minc ou Laurent Joffrin ou Jean-Luc Mélenchon qui veut ! »

Oui, je sais, c’est laid, je fais les questions et les réponses. Mais je ne vois pas, donc, pourquoi moi aussi je ne t’expliquerais pas « Comment ça marche ? » ne serait-ce que parce que ça te fera autrement marrer que d’écouter Fillon sur TF1 t’expliquer en peinant à déboucher le tube de vaseline entre les dents qu’il va devoir prendre des décisions difficiles pour que tu n’ailles pas te faire voir chez les Grecs mais directement ici sur place, courtesy of the French Government que 53% de tes compatriotes ont installé il y a trois ans, une éternité.

Bon, alors on commence par quoi ?

Par le fait que le système financier libéral vanté par nos économistes de cour, mais ça tu le sais, est une foire d’empoigne, un marché aux bestiaux insane où s’agitent des connards de compétition, des boutonneux cocaïnés qui adulent la gagne, des investisseurs mafieux, et des boursicoteurs panurgistes cons comme un rouleau sans PQ, avec juste un tout petit morceau rose encore collé sur la ligne du carton.

Et c’est par ces derniers cons-là qu’il faut commencer, tu vois, parce que c’est eux, pour l’instant, la cible de toute cette agitation. Pas la cause, la cible.

Le but, actuellement, c’est de faire plonger l’ € ( ze ioûûûûrô, en états-uniens), de faire naître sur lémarchés une inquiétude, afin que les connards dont auquel je te parle se ruent sur des valeurs refuge, dont, tiens-toi bien, le $ ( en français, in french, le dollââr) . D’ailleurs, tous les économistes te l’expliquent gravement, ouh là là, l’euro est à son plus bas depuis au moins, ouh là là, quelques mois ( l’économiste pense avec son cul et même ses hémorroïdes ont Alzheimer)… 1,29 dollar seulement pour 1 euro, hier sur lémarchés ! Ouh là la catastrophe !

Et tout ça c’est la faute de ces enc… de Grecs…, et de Portugais et d’Espagnols, trop dépensiers, voilà c’est dit. (Comme dit mon fils « Montons un groupe FaceBook pour créer des lois contre l’homophobie, mais des vraies, hein, pas des lois de taffioles »)

Sauf que, suis-moi mon gars tu vas voir c’est pas compliqué, il suffit de ne pas lire la presse et on s’y retrouve facilement… sauf que, donc… les déficits de la Grande-Bretagne sont catastrophiques, du même ordre, sinon pire que ceux du Portugal et de l’Espagne.

Because la Grande-Bretagne, je t’explique, s’est mangée des décennies de thatchérisme et de blairisme pendant lesquelles l’horizon indépassable c’était le pognon, le flouze, ze money makes ze world go round, etc… Que Londres, souviens-toi, c’était LA CITY. Que l’économie britannique, depuis trop longtemps, s’était réduite à une spéculation financière virtuelle. Après trente ans entre les mains de la folle, de l’homme en gris, puis du criminel de guerre au sourire Colgate ( tu auras reconnu Maggie, John Major et Tony Blaireau), la Grande-Bretagne ( que j’aime) est un pays vendable à l’encan, poste anglo-saxon avancé de l’économie états-unienne , qui va plus que mal…”

La suite c’est par

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